FRACTURE
est fermement opposée au SCOT par le fait qu’il ''reporte le tracé de contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL)''  tel que présenté actuellement par le projet de RFF et, de fait, intègre le fuseau le plus impactant sur les populations de l’agglomération lyonnaise.
FRACTURE
en appelle donc à une mobilisation massive des populations concernées afin qu’elles se prononcent contre le SCOT en se rendant dans leur mairie rencontrer le commissaire enquêteur et en signant les registres mis à leur disposition.

COMMUNIQUE FRACTURE SUR LE SCOT : Une  enquête publique est en cours du 3 mai au lundi 28 juin 2010 

Plus que quelques jours pour vous opposer au SCOT !
Ce projet d’aménagement du territoire de l’agglomération lyonnaise élaboré par des élus durant cinq ans propose un développement maîtrisé et équilibré du territoire. Il vise également à préserver entre autres l’armature verte, les ressources en eaux et les zones calmes et développer l’offre TER. Fracture comprend bien les objectifs du SCOT , mais s’oppose fermement au tracé retenu pour la partie sud du CFAL que l’Etat a imposé au dernier moment alors que tout le travail des élus reposait sur une hypothèse de jumelage avec la LGV Méditerranée

Notre opposition est fondée sur les incohérences induites par le tracé proposé :

L’armature verte : Alors que les orientations du DOG préconisent de « maintenir l’intégrité des territoires de grandes cultures » et recommandent aussi la protection des liaisons vertes (dont la plaine d’Heyrieux), le tracé choisi par l’Etat crée une coupure en passant en majorité dans des zones classées « armature verte » à forte valeur agricole. La préconisation du SCOT sur un éventuel enfouissement ne nous parait pas suffisante pour garantir avec certitude l’atteinte des objectifs concernant l’armature verte.

Les ressources en eaux : Le DOG formule l’interdiction d’activités à risques dans les périmètres de protection rapprochée des captages en eaux et préconise la limitation d’activités industrielles voire leur résorption dans ces zones. Le principe de précaution est également évoqué vis-à-vis des risques encourus autour de ces points de captage pour la protection de la nappe phréatique. Le bassin de rétention des eaux pluviales de Toussieu et les zones de captages de Mions et Corbas sont concernés par ces mises en garde. Pourtant le choix d’un tracé possible par la plaine d’Heyrieux-Sibelin Nord implique un passage dans sa presque totalité sur la nappe phréatique accentuant le risque de pollution de l’eau potable de l’agglomération lyonnaise en cas d’accident ou de fuite.

Les zones calmes : Alors que le DOG recommande la préservation des zones calmes existantes et favorise la constitution de nouvelles pour créer des « villes apaisées », le tracé proposé traverse trois zones à protéger : le nord est de Saint-Pierre de Chandieu, le sud de Toussieu/Mions et le nord de Saint-Symphorien d’Ozon. La perspective d’un tracé en partie enterré ne nous rassure pas dans la mesure où la définition même de « tranchée enterrée » n’induit pas systématiquement l’enfouissement et est donc incompatible avec des « zones calmes ».

L’offre TER : Au lieu de susciter un report massif de la route vers le rail, le tracé proposé compromet à la fois la qualité des TER et celle du fret du fait de la mixité des lignes.
Nous dénonçons toutes ces incohérences et invitons nos élus locaux et la population que nous représentons à marquer leur désapprobation sur les registres ouverts dans les Mairies jusqu’au lundi 28 juin pour alerter le commissaire enquêteur et lui demander de rendre un avis défavorable sur l’intégration dans le SCOT du tracé retenu pour la partie sud du CFAL.

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